Fulgurances

Je croyais l'émotion imperceptible, tout au plus lorsque trop fréquente, ni plus longue ni plus profonde qu'une ride d'expression 

Je croyais l'air qui nous entoure transparent, inhabité, tout au plus parfois peuplés de virus et bactéries

Je croyais l'être humain pas plus grand qu'un corps et les souvenirs stockés dans la mémoire, et la mémoire comme une armoire, un grenier, une cave, un espace clos, qui les contiendrait tous ou presque ...

Pourtant les sentiments traversent les corps et se propagent vers l'infini, et les présences humaines sont plus vastes que les corps imbibés de souvenirs ...

Pour temps, depuis, j'explore l'impossible et ce qui n'existe pas ...

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